Comme les pages l'impriment
Le jardin du contrat de 1644
La page La visite du jardin s'ouvre sur Un écrin pour Rapetour, puis sur la légende Bassin et jardins structurés. Le texte qui suit ne décrit pas le bassin en mètres. Il décrit un contrat, une liste de plantes, et un parti pris.
Le contrat et le sieur Delacolonge
Rapetour retrouve petit à petit son environnement de jardin tel que le décrit un contrat de travail passé le 8 février 1644 par le seigneur de l'époque avec un sieur Delacolonge, à l'effet de l'entretenir. La page imprime « tel que le le décrit », avec le répété. Elle ne donne pas le prénom du seigneur. Elle ne dit pas où le contrat est conservé.
La page d'histoire a, pour la même date, un acte du 8 février 1644, avec une capitale à Février, qui décrit un édifice entouré de buis, de rosiers, d'un verger et de vignes. Elle ne nomme pas Delacolonge et elle ne dit pas « contrat de travail ». La page du jardin ne cite pas la page d'histoire. Les deux dates sont le même jour. Les deux textes n'ont pas la même liste.
Le contrat, sur la page du jardin, apprend que durant la première moitié du XVIIe le jardin contient des buis taillés, des rosiers palissés, un verger d'arbres fruitiers, des ruches, deux pigeonniers en bois de peuplier, des clos de vignes et même un vivier à poissons. Ruches, pigeonniers et vivier ne sont pas dans la phrase de la page d'histoire. La note d'histoire s'arrête à la liste courte.
Utens, Trebbio, Cafaggiolo
Cette description renvoie, dit la page, à la représentation des jardins des villas médicéennes italiennes telles que les a peintes Giusto Utens, peintre flamand, dans ses lunettes de 1599 à 1602. Elle donne l'exemple d'El Trebbio, ci-dessus, ou de Cafaggiolo, des castellos très proches par leur architecture et leur environnement de jardin.
La page de la visite du château a une légende Le Castello de Cafaggiolo en Italie, et une autre ligne, Rapetour un charme tout Italien en Beaujolais, avec trois points d'exclamation. La page du jardin ne recopie pas cette ligne. Elle ne dit pas que le château de Rapetour est une copie mesurée de Cafaggiolo. Elle dit très proches. Elle ne dit pas que Giusto Utens est venu à Theizé. Le mot ci-dessus vise une image de la page, pas une étape de route.
La meta de l'accueil parle d'un Castello Toscan. La page du jardin ne reprend pas le mot Toscan. Elle dit villas médicéennes et castellos. Elle ne donne pas la commune italienne au-delà des noms Trebbio et Cafaggiolo. El Trebbio est indiqué comme « ci-dessus », donc comme une image de la page, pas comme une adresse.
Le parti pris maniériste
Le parti pris à Rapetour est la création d'un jardin écrin autour du château, inspiré des années 1560/1600. On parlera d'un jardin maniériste, écrit la page, où le choix des plantes, de leurs couleurs et de la statuaire de jardin fera écho à la symbolique humaniste et alchimique très importante à cette période dans la demeure. La page d'histoire place cette symbolique au XVIe siècle, sans liste de symboles. La page du jardin n'en donne pas non plus.
Elle ne nomme pas une plante choisie pour cette reprise, autre que celles du contrat de 1644. Elle ne nomme pas une statue. Elle dit que le choix fera écho. Le jardin forme un ensemble harmonieux avec son environnement, avec notamment une intégration des parcelles de vignes comme c'était le cas à l'époque.
La particularité des jardins de la seconde moitié du seizième siècle, poursuit-elle, est l'absence de coupure nette entre jardin formel et paysage agricole alentour. Il convient de garder à l'esprit que les maisons fortes sont à la fois des bastions défensifs et le centre d'un grand domaine agricole dont le seigneur tire des revenus. La page ne chiffre pas ces revenus. La note sur le vin a, elle, un fermier nommé à partir de 2009, pas un revenu du XVIIe.
Les pièces de verdure déjà faites
Un intertitre dit Les pièces de verdure de Rapetour. La dernière phrase dit qu'à la fin de la visite, accompagnés du guide, on traversera les pièces de verdure déjà réalisées. La page ne dit pas combien de pièces, ne les nomme pas, ne dit pas lesquelles restent à faire. Accompagnés est au pluriel : elle parle aux visiteurs. Elle ne dit pas le nombre de guides.
Le mot déjà réalisées s'oppose au « petit à petit » du début. La page ne donne pas la part faite et la part restante. La page des Amis dit que le jardin doit s'étoffer pour redonner un écrin. Elle ne reprend pas les pièces de verdure. Les deux phrases peuvent se lire ensemble, mais aucune page ne les relie.
La visite du jardin, dans cette dernière phrase, se fait avec un guide. La page ne dit pas si ce guide est le même que celui de la visite du château, qui est « uniquement guidée ». Elle ne donne pas d'horaire propre au jardin. Les horaires imprimés sont sur l'accueil et sur les informations pratiques, pour la visite, pas pour une entrée de jardin séparée.
Ce que le contrat ne devient pas
La page ne transforme pas la liste de 1644 en inventaire de ce qui est planté aujourd'hui. Elle ne dit pas que les ruches sont de nouveau en place, ni les deux pigeonniers de peuplier, ni le vivier. Elle dit que Rapetour retrouve petit à petit cet environnement tel que le contrat le décrit. Le peuplier est le bois des pigeonniers. Le vivier n'a pas d'espèce de poisson. La légende du bassin ne dit pas que ce bassin est le vivier.
Elle ne donne pas le nom d'un jardinier actuel. Delacolonge reste le seul nom d'homme attaché à l'entretien, et il est dans le contrat de 1644. Brossette, acquéreur en 1710 sur l'autre page, n'est pas dit commanditaire de ce contrat. Le contrat est antérieur de plus de soixante ans à 1710. La page du jardin ne fait pas ce rapprochement.
Les clos de vignes du contrat sont une ligne de 1644. Le clos du château sur la page du vin est une légende actuelle, avec un vin rouge depuis 2009. La page du jardin ne cite pas Jean-François Garlon. Elle s'arrête à l'intégration des parcelles de vignes dans le jardin, comme à l'époque.
Questions fréquentes
Qui doit entretenir le jardin en 1644, selon la page ?
Un sieur Delacolonge, par un contrat de travail passé le 8 février 1644 avec le seigneur de l'époque, que la page ne nomme pas.
Que contient alors le jardin ?
Buis taillés, rosiers palissés, verger, ruches, deux pigeonniers en bois de peuplier, clos de vignes et un vivier à poissons. La page d'histoire, pour la même date, s'arrête à buis, rosiers, verger et vignes.
De quelle époque le parti pris s'inspire-t-il ?
Des années 1560/1600, un jardin que la page appelle maniériste, avec un écho à la symbolique humaniste et alchimique. Elle cite les lunettes de Giusto Utens, 1599 à 1602.